Outaouais a l'urgence 
Skip Navigation Links
Page Principale
Historique
Buts et objectifs du mouvement
Déclaration
État de la situationExpand État de la situation
La plate-forme
Pétition
À vous la parole
Communiqué de presse
Événements spéciauxExpand Événements spéciaux
Partenaires






























  « As-tu ton doc? »

La pénurie de médecins de famille dans l’Outaouais.

1. L’importance d’avoir un médecin de famille de nos jours :
a) Suivi global de la personne, sur une longue période.
b) Souvent le suivi ensemble de plusieurs problèmes complexes de santé.
c) Souvent, le suivi de plusieurs médicaments qui sont potentiellement dangeureux pour le patient : diabète, anti-coagulants, médicaments pour le cœur, médicaments pour la santé mentale, etc…
d) Souvent la porte essentielle pour accéder à un spécialiste ou à un soin complexe.
e) Souvent la prise en charge de toute la famille. Conclusion : Avoir un médecin de famille n’est plus un luxe, c’est maintenant essentiel. Un objectif prioritaire du ministère de la santé du Québec est d’offrir l’accessibilité d’un médecin de famille à chaque citoyen.

2. La pénurie dans l’Outaouais.
a) Un invité spécial, le Dr Jean Rodrigue, médecin omnipraticien, négociateur auprès du gouvernement pour les médecins de famille du Québec. Mardi le 7 novembre 2006, au CÉGEP de Hull.
b) Sur le site du ministère, les chiffres sont de 2003. Ceux du Dr Rodrigue sont plus récents.
c) Il manque 800 médecins de famille au Québec : 600 dans les cabinets et CLSC et 200 dans les hôpitaux.
d) Il y a 265 Omnipraticiens en Outaouais en 2003. 38% de tout le temps de pratique est à l’hôpital (35% pour le Québec) , 62% en cabinet et en CLSC. Il manque 67 omnipraticiens dans l’Outaouais, nous n’avons que 81% des effectifs de la moyenne du Québec, nous sommes la région classé 14/15, au Québec pour les effectifs, tout juste devant Mauricie-Centre du Québec.
e) Depuis 2003, il y a toujours un même nombre de médecins de famille en cabinet et en CLSC, soit 163. Il y a eu un ajout brut de 20 médecins, presque tous sont allés travailler à l’hôpital, peu ont pris de nouveaux patients. C’est une grosse responsabilité de débuter une pratique de médecine de famille et de combiner celle de l’hôpital en même temps.
f) Il y a eu un ajout brut de : 14 médecins en 2005 20 médecins en 2006 21 médecins sont prévus en 2007 au plan d’effectifs régional ( 11 départs prévus) Ce sont les nouveaux ajouts bruts seulement. Cela ne compte pas les départs. Donc, une légère correction récente.
g) Il y a un plus grand nombre de jeunes en formation dans les universités, mais plusieurs médecins de famille approchent de l’âge de la retraite, donc, c’est donnant donnant : la pénurie risque de perdurer encore longtemps.
h) Les groupes de médecine familiale, les GMF, améliorent la qualité des soins de ceux qui ont déjà un médecin de famille, mais ne rajoutent pas de nouveaux médecins à la région. Ça ne règle en rien le problème de l’accessibilité à un médecin de famille. Il n’y en avait que 4 en 2006, mais ça va augmenter. Les COOPs, nouveau modèle qui implique les citoyens : prometteur. (Aylmer, Gracefield, Thurso. )
i) Combien de citoyens n’ont pas de médecins de famille? S’il manque :
67 médecins de famille * 1,500 patients par médecin équivalent temps plein (critère du ministère pour un GMF) ±100,000 citoyens sans médecin de famille dans l’Outaouais.

Conclusion : Le manque de médecins de famille est profond et pénalise sévèrement la population de l’Outaouais.

Bien qu’il n’y ait aucun chiffre officiel, on peut estimer que 100,000 citoyens sont sans médecins de famille dans l’Outaouais.

Dr Gilles Aubé.

Télécharger ce document